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La mémoire de la Vendée
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En mars dernier, Reynald Secher, spécialiste des guerres de Vendée, auteur d'un ouvrage dont le titre déclencha en son temps une violente polémique (Le Génocide franco-français, PUF, 1986, rééd. Perrin, 2006), achève le manuscrit d'un nouveau livre. En parallèle, il travaille aux Archives nationales dans les dossiers du Comité de salut public, organisme qui gouvernait la France au temps de la Terreur. Au hasard d'un carton, l'historien tombe sur un lot de papiers signés Robespierre, Carnot ou Barère. Dans ces lettres, datées de 1793, les chefs révolutionnaires commandent explicitement de liquider la population vendéenne. Commentaire de Reynald Secher : «On n'avait jusqu'ici découvert aucun document permettant d'affirmer que les membres du Comité de salut public avaient donné des ordres précis et circonstanciés d'extermination. Ces documents, je les publie pour la première fois.» * L'auteur a donc enrichi son travail avec les papiers exhumés. Le 21 brumaire an II [11 novembre 1793], Paris s'adresse «aux citoyens du peuple réunis à Rennes» : «Le Comité de salut public, chers collègues, a arrêté un plan vaste général tel que les brigands doivent disparaître en peu de temps non seulement de la Vendée mais de toute la surface de la République.» Quatre jours plus tard, l'avertissement est réitéré à l'intention du «citoyen Garnier représentant du peuple à Rennes» : «Les forces républicaines vont se dérouler avec un développement si terrible que bientôt non seulement la Vendée mais encore toute la surface du sol libre seront purgées des rebelles.» Le 27 frimaire an II [17 décembre 1793], c'est aux soldats de l'armée du nord que cette consigne est donnée : «Soldats de la liberté, la convention nationale vous appelle à l'honneur d'exterminer les brigands fugitifs de la Vendée.» |
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800ème anniversaire de la cathédrale de Reims
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Le Mont des Alouettes
Le Mont des Alouettes tient son nom de l’emblème d’une légion gallo-romaine de Jules César, dont les soldats, gaulois ralliés, portaient sur leur casque une alouette de bronze aux ailes déployées et qui établit son camp en ces lieux.
Pendant plus de trois siècles, sept moulins, dont le plus ancien date de 1514, ont tourné sur ce point culminant ( 233 mètres au-dessus du niveau de la mer ) et cette colline, toute flamboyante au printemps de l’or éclatant des genêts et de celui, plus terne, des ajoncs, est devenue un " haut lieu " historique pour les raisons suivantes :
v A partir de 1793, pendant les guerres de Vendée, les moulins servirent de sémaphore, selon la position de leurs ailes. Et quel télégraphe ! Le Mont des Alouettes domine le bassin du fleuve côtier du Lay, et, par les moulins des Justices, de Pouzauges, de Mouilleron en Pareds, par les moulins des bois en Sainte-Cécile, lance ainsi ses ordres à une des quatre armées, l’Armée du Centre.
v Le 22 mai 1793, la grande armée catholique et royale se regroupe au Mont des Alouettes à la veille de sa victoire de Fontenay le Comte. ( 25 mars 1793 )
v La Restauration elle, pour remercier les Vendéens de leur bravoure, envoya le 6 novembre 1817 le duc d’Angoulême et ce dernier, allant de Bourbon à Cholet, fût acclamé aux Alouettes par une foule accourue de tous les environs. Cet épisode est peu connu par rapport au suivant.
v Car le 18 septembre 1823, ce fût au tour de la duchesse d’Angoulême, fille de Louis XVI, de monter aux Alouettes où l’attendaient 15.000 anciens soldats vendéens portant en mains les fourches, fusils et faulx avec lesquels ils avaient remporté tant de victoires. Un grand banquet fût servi auquel assistaient, outre la duchesse d’Angoulême, les préfets de Vendée et du Maine et Loire, le Général de Sapinaud et de nombreux anciens officiers vendéens. Ce fût ce jour là que la duchesse émit le vœu que soit érigée une chapelle destinée à « perpétuer le souvenir d’une époque à jamais mémorable », suivant les propres termes du procès-verbal.
On a souvent parlé de la présence du général Turreau dans l’escorte de la duchesse…. C’est une rumeur inexacte, probablement due à la présence d’un dénommé Tharreau, maire de Cholet, dont le nom a été déformé ; le bourreau de la Vendée ne pouvait être présent cette journée puisqu’il est décédé le 15 décembre 1816.
v Deux ans plus tard, à la même date, le 18 septembre 1825, la première pierre en fût posée par la vicomtesse de Curzay, chargée par procuration de Son Altesse Madame la Dauphine de France, de la représenter à cette cérémonie, qui eût lieu en présence de toutes les autorités religieuses, civiles et militaires et de celle du dernier généralissime des armées vendéennes, Sapinaud de la Gaubretière.
v On peut retrouver aux archives départementales de la Vendée les plans et devis établis en 1827 par M. Marquet, architecte des Travaux Publics de Paris. « Cette chapelle sera construite près de la route de Paris à Bourbon-Vendée, à 2.000 mètres environ des Herbiers, sur la montagne des Alouettes, la plus élevée de Vendée, à l’endroit même qu’on avait choisi pour placer la tente de S.A.R. Madame la Dauphine, lorsque cette princesse passa, en 1823, les Vendéens en revue »-« Ce monument, destiné à rappeler le plus beau jour des Vendéens, servira également de chapelle expiatoire où les fidèles viendront en procession une fois par an ( le 18 septembre, anniversaire du jour où s’y trouva Madame la Dauphine en 1823 ) prier pour les malheureuses victimes de leur dévouement à la Légitimité. » Suivent tous les détails de l’architecture gothique et les devis. C’est un document très intéressant.
Le Roi et la duchesse d’Angoulême firent un don très important pour l’érection de cette chapelle. Jusqu’en 1852 ( sauf pendant le règne de Louis Philippe ) le Conseil Général de la Vendée vota des crédits pour l’achèvement et l’entretien de la chapelle.
Cette intention de procession annuelle les 18 septembre de chaque année à la chapelle expiatoire n’a malheureusement pas été respectée.
v Le 6 juillet 1828, la duchesse de Berry, au cours de son triomphal voyage en Vendée, vint visiter la chapelle et s’y recueillir. Elle décora sur le Mont des Alouettes de nombreux soldats vendéens.
Avec la Révolution de 1830, le nouveau Conseil Général de la Vendée déclara ne plus vouloir s’occuper de la Chapelle et exprima même le vœu qu’elle fût détruite. Chargé par le préfet de la Vendée de s’enquérir du prix de sa démolition, Monsieur Boutillier des Homelles présenta volontairement une somme considérable, si bien que le projet recula et ainsi fût sauvée la chapelle.
Inachevée depuis 1830, la chapelle devra attendre un siècle avant que soit envisagé son achèvement. En 1922, la chapelle fût achetée par le maire des Herbiers au Département de la Vendée ( le comte Bernard d’Auriac ) avec charge de la terminer.
v Le 25 juillet 1926, une grande manifestation royaliste, organisée par l’Action Française, y rassembla plus de 60.000 personnes avec comme orateur Léon Daudet. Cette affluence se comprend, car à cette époque les campagnes de l’Action Française contre le libéralisme et la démocratie, contre tout compromis avec ceux-ci coïncidèrent avec les campagnes anti-modernistes qui culminèrent en 1910 dans l’encyclique Pascendi. On mettait à la porte des facultés et des séminaires catholiques les modernistes et Le Sillon de Marc Sangnier était condamné. Malheureusement à Rome une bataille acharnée avait débutée pour mettre à l’index quelques-uns des livres de Maurras. Le 16 janvier 1914, la Congrégation de l’Index trouva que sept de ses livres ainsi que la Revue de l’Action Française méritaient la censure. Le 29 janvier, Pie X acceptait sa décision, mais se réservait le droit de décider quand le décret serait rendu public. Le pape, bien conscient du paganisme de Maurras, gardait tout de même de la sympathie pour lui et ses turbulents " Camelots ". Pie X mourut peu après et le pape Benoît XV, son successeur en août 1914, eut à s’occuper d’affaires plus urgentes et de plus il pensait que le moment n’était pas choisi de condamner un mouvement nationaliste français.
Dans les dix années qui suivirent, l’Action Française atteignit l’apogée de son influence dans les milieux catholiques. Les milieux de la jeunesse ( Association Catholique de Jeunesse Française ) étaient séduits par les idées maurrassienne… Si bien que très vite ses dirigeants, dont Georges Bidault, ont fait remonter à Rome la question de réexaminer le sursis laissé aux royalistes. Progressivement, les démocrates chrétiens gagnaient du terrain et l’A.F. se voyait de plus en plus accusée de laisser la Politique prendre le pas sur la religion. A partir du 25 juillet 1926 tout s’est précipité et on peut se demander si cette immense manifestation n’a pas fait peur aux pouvoirs civils et religieux ? Toujours est-il que le 29 décembre 1926, la décision de 1914 était rendue publique et aux livres mis à l’index venaient s’ajouter, sur l’initiative du pape Pie XI, " L’Action Française ". Ceci n’est qu’un bref résumé et j’espère que les membres de notre association qui ont vécu ces événements n’y relèveront pas d’erreurs.
v En juillet 1940, après de nombreuses péripéties, le projet de restauration envisagé par le docteur Coubard, président du Souvenir Vendéen, échoua. Il revit le jour en 45 et 1953 , mais l’affrontement entre les partisans et les adversaires de la pose de vitraux eut pour résultat une nouvelle mise en sommeil du projet d’achèvement de la chapelle.
v En 1961, soit huit ans plus tard, les plans dressés en 1827 par Monsieur Macquet, architecte des Travaux Publics à Paris, furent retrouvés enfouis dans un dossier des Archives départementales de la Vendée et communiqués à Monseigneur Cazeaux, Evêque de Luçon. Or ce dernier , à la suite d’un legs testamentaire, était devenu possesseur de la chapelle. En effet, le comte et la Comtesse de Bermond, demeurant au Château du Landreau, et leur désir testamentaire était que soit procédé à l’achèvement de cette chapelle, respectant en cela l’engagement de leur légataire, le comte de Bermond d’Auriac, lorsqu’il acheta la chapelle en 1922 au département de la Vendée. Et Monseigneur Cazeaux chargea en quelque sorte le Souvenir Vendéen de mener à bien cette entreprise. Un comité d’honneur fut constitué, présidé par S. Exc. Mgr Cazeaux, comprenant des descendants des principaux Généraux Vendéens, des représentants des quatre départements de la Vendée Militaire, du Comité Directeur du Souvenir Vendéen, ainsi que de nombreuse personnalités religieuses et civiles de la région. De nombreux dons affluèrent et Monsieur Maurice Ferré, architecte diocésain, fut chargé de mener à bien les travaux d’achèvement qui donnèrent à la chapelle la silhouette que nous lui connaissons aujourd’hui.
v Le 28 avril 1968, Bénédiction de la Chapelle du Mont des Alouettes : Après un déjeuner réunissant les membres du Souvenir Vendéen, au cours duquel Monsieur Catta, vice-président, prononça un émouvant discours, retraçant les mérites du fondateur du Souvenir Vendéen, le Docteur Charles Coubard, disparu deux ans plus tôt; parlant de la tradition à maintenir et de l’œuvre grandissante du S.V., qui en de nombreux endroits de la Vendée Militaire a soit érigé ou restauré des calvaires ou posé des plaques commémoratives rappellent les combats et les noms des héros, chefs ou soldats victimes de leur foi……. En terminant bien sûr par le monument du jour, la chapelle.
1968, c’était l’année de la Foi et à tous ceux qui s’ingénient à démanteler l’église et à vouloir ruiner la Foi, le cri de Paul Barillon résonne encore du haut de cette colline « Rendez-moi mon Dieu » - REMBARRE !
Il termine en rappelant que Mgr Cazeaux, dans son appel pour la restauration de cette chapelle, nous a dit « qu’elle s’élèverait comme un signal dressé vers le ciel, enraciné sur notre sol, pour adjurer la Vendée de ne pas oublier son âme et la fidélité à ce qui fît la noblesse des Géants de 1793: leur foi et leur héroïsme au service de la cause, avant tout religieuse, qu’ils ont défendue. En pleine évolution sociale, agricole et industrielle, la Vendée ne marche pas à reculons, tournée vers le passé. Mais elle ne peut pas ne pas se souvenir de la générosité de ses ancêtres et de ce qui constitue le meilleur du patrimoine qu’ils lui ont légué. »
Ces mots de Mgr Cazeaux auraient dus faire réfléchir les intervenants du colloque international des 24, 25 et 26 avril 2003, qui s’est tenu à La Roche sur Yon " des curés aux entrepreneurs " . La fidélité à la Foi n’aurait pas, loin de là, entravé le " miracle économique " et les usines se seraient remplies, mais les vocations ne se seraient pas effondrées ni les églises vidées…..
Dans l’après midi et bien avant l’heure de la bénédiction une foule immense, parents et enfants, affluent aux abords de la chapelle et du calvaire. Monsieur Jean Brochard, à l’intérieur de la chapelle, clamait l’évocation des nombreux souvenirs du passé historique des lieux, sa voix dominant la tempête pour animer la foule qui venait visiter la chapelle.
Un peu avant 16 h arrivaient les évêques: Mgr Cazeaux, ancien évêque de Luçon; Mgr Paty, évêque de Luçon; Mgr Vion, évêque de Poitiers; Mgr Mazerat, évêque d’ Angers; Mgr Vial, de Nantes, représenté par Mgr Pihour, vicaire général, suivis de nombreux membres du Clergé.
Aux premiers rangs de l’assistance, les membres du comité directeur du Souvenir Vendéen.
Mgr Paty a parcouru et bénit l’intérieur de la chapelle, puis en a fait le tour, aspergeant d ‘eau bénite les murs du sanctuaire avant de prononcer l’oraison liturgique.
Ensuite, après une procession chantant " Vive Jésus, Vive sa Croix " pour descendre plus bas dans la prairie où a été dressé l’autel, 3.000 personnes environ vont assister à la messe célébrée par Mgr Vion.
Les chroniqueurs régionaux de l’époque ont écrits des lignes élogieuses de cette journée , acte de foi de la Vendée fidèle…. Mots inscrits sur le linteau en granit qui surmonte le portail de la chapelle.
Quinze ans plus tard, le 22 mai 1993, une foule cinq fois plus grande, est venue de la France entière commémorer ces évènements…. Et signe des temps, que de difficultés pour pouvoir obtenir " une messe de toujours " celle que suivait Louis XVI, et les chroniqueurs ont raillé cette journée inoubliable.
v Le vendredi 12 juillet 1968, Consécration de l’Autel de la Chapelle du Mont des Alouettes. C’est Monsieur le Chanoine Marcel Retailleau, vicaire général, délégué
par Mgr Paty, qui est venu à 18 h pour accomplir les rites de la consécration de
l’autel de la chapelle. Un public fervent était présent et assista ensuite à la sainte messe qui fut célébrée à la mémoire du Docteur Charles Coubard et des défunts de l’association du S.V.
La chapelle a été consacrée à la Vierge Marie, sous le vocable de Notre-Dame de la Vendée
v Le 19 novembre 1972, le Prince Jacques Henri de Bourbon, duc d’Anjou et de Ségovie, y prononça une importante déclaration à l’occasion de son voyage dans cette région.
« En ce haut lieu qui rayonne sur la Vendée et la France tout entière, je pense à la Nation toujours déchirée par les séquelles de la Révolution contre laquelle ont lutté avec honneur les vaillants fils de l’Ouest et tant d’autres Français. La véritable unité de la Nation ne se fera que par un retour à la foi de ses ancêtres et à la royauté capétienne qui permettront le libre épanouissement des communautés composant le corps social : celui-ci doit être délivré de toutes les pollutions mortelles que sont le laïcisme, le socialisme, l’étatisme, les partis, l’immoralité et l’argent tout puissant. Successeur de Clovis, de Charlemagne, de Saint Louis et de Louis XIV, je persiste à croire en la résurrection de la France. Je prie Dieu qu’il hâte le moment où elle reviendra à tout ce qui a fait son " ancienne gloire ", afin qu’elle soit un modèle pour une Europe en train de se bâtir et qu’elle répande ainsi sur le monde la vérité, la justice, la bonté, l ‘amour dans la lumière. Que les Français s’unissent dans cette attente pour défendre les libertés essentielles, fondement de toute société civilisée. Que chacun s’active dans son propre entourage à faire connaître les principes salvateurs et à pacifier les mœurs. Vive la Vendée ! Vive la France ! »
JACQUES-HENRI.
v Le 5 juin 1987, son fils le Prince Alphonse de Bourbon, duc d’Anjou et de Cadix, présida une cérémonie au Mont des Alouettes dans le cadre des manifestations du Millénaire Capétien.
« Dans ce haut lieu de la résistance catholique et royale, je salue, avec infiniment d’émotion la mémoire de tous ceux qui ont souffert de leur fidélité à leurs nobles idéaux. Je suis heureux de venir ici à la suite de mon père pour manifester ainsi à tous l’intérêt que les aînés de la Maison de Bourbon portent à l’histoire de la Vendée et aux combattants de l’Ouest. Je souhaite que les Français n’oublient jamais la tragédie qu’a connue ce pays, et fasse la divine Providence qu’une telle tragédie ne se renouvelle jamais pour cette génération comme pour les futures. Que Dieu protège la France ! » ALPHONSE.
v Le 18 décembre 1992, l’Association Royaliste et Légitimiste de Vendée ( A.R.L.V)., créée le 29 décembre 1988, achète à Monsieur et Madame Henri Godard une parcelle de terrain d’une contenance de 8 ares, sise près de la chapelle, avec un droit de passage pour accéder à la RN 160. Comme le disait alors notre ami Jean Brochard : " Ce sont les premières boisselées du Roi ". Début 1993 la stèle, conçue et dessinée par votre serviteur et sculptée par Monsieur Noël de Mauléon a été érigée grâce aux dons de nombreux souscripteurs de la France entière.
v Le 22 mai 1993, Grand rassemblement royaliste….. que vous avez tous vécus. Environ 15.000 personnes réunies autour de Madame, la duchesse d’Anjou et de Ségovie et du Prince Rémy de Bourbon Parme. Le Prince Louis, empêché par ses études n’avait pu être présent. Nous avons appris, après coup, qu’il est venu se recueillir et déposer une gerbe sur notre, stèle……(. invité par le Président du Conseil Général pour assister au départ d’une épreuve du Tour de France )….. L’A.R.L.V. n’ayant même pas été prévenu de la venue du Prince sur son terrain !!!
Il est vrai que Monsieur Philippe de Villiers a toujours refusé de rencontrer le président du C.R.L. 93, Monsieur Henri Rochereau, ancien ministre !!! C’est donc sans aucune subvention, ni aide quelconque que cette grande manifestation a été organisée. Que de difficultés également pour l’organisation de l’office religieux : Rome était disposé à déléguer un Cardinal, S.E.R.le Cardinal Silvio Oddi pour cette importante célébration, mais l’évêque s’y est opposé ! Un compromis, à la suite de tractations réalisées par des intermédiaires et non par les organisateurs, a finalement permis de trouver une solution…à peu près satisfaisante. ( Mgr Garnier écrivait à Monsieur Henri Rochereau le 10 mai 1993 : « à titre exceptionnel et seulement pour ce 22 Mai 93, j’ai décidé d’accorder l’Indult d’Octobre 1984 et la possibilité d’utiliser le rituel de la messe du Missel Romain de 1962. »
La chorale " Una Voce " animait l’office religieux. Le " Chœur Montjoie ", " Les Joyeux Vendéens du Boupère ", " Le Bouquet d’Ajoncs " de Bois de Céné, Patrice et Roger Martineau, notre conteur Jean Brochard, les Scouts de Riaumont… etc. animaient l’après-midi et la soirée. De très nombreux stands, dont Chiré- en- Montreuil, étaient disposés sur les hectares de la colline, mis à notre disposition par la famille Godard.
La Mairie des Herbiers, en la personne de son maire, Madame Jeanne Briand, nous a particulièrement aidés et nous avons eu le concours de la Préfecture, la Gendarmerie Nationale, la D.D.E., la Croix-Rouge française, le SAMU etc.…..
Ce fut une très grande manifestation, complètement occultée par les médias, si ce n’est que quelques articles railleurs et qui restera à toujours gravée dans la mémoire de ce haut lieu symbolique avec ce seul monument de Vendée dédié au Roi Louis XVI.
v Le 18 février 1994, le Conseil Général de la Vendée a acquis les 33 hectares de terrain situés sur le versant est et a aménagé le coteau et ses abords ( sentiers pédestres et cyclables) redisons le de ce haut lieu chargé d’histoire et qui est l’un des plus beau de Vendée, offrant un panorama extraordinaire. Quelques 50.000 personnes par an s’arrêtent au Mont des Alouettes et en période de pointe il y passe plus de 20.000 véhicules par jour. Le Conseil Général, la mairie, le meunier, l’office du Tourisme associé au service animation jeunesse ( S.A.J.) proposent durant tout l’été une série d’animation……… Ne serait-il pas temps de se manifester… ?. D’autant que tous les visiteurs pensent que notre stèle appartient au Département.
Jacques Rouillon
Références bibliographiques : Jean Lagniau du Souvenir Vendéen
Eugen Weber " L’Action Française "
Archives Départementales de la Vendée
La commémoration vendéenne de la mort du roi Louis XVI
Le 218e anniversaire de l'exécution assassinat du Roi de France Louis XVI, le 21 janvier 1793 a été commémoré ce samedi 22 janvier à l'initiative de l'Association
royaliste et légitimiste de Vendée, présidée par le Docteur Jacques Rouillon, de Saint-Martin-des-Noyers.
La journée a débuté par une messe traditionnelle célébrée par l'abbé Jehan de Durat,prieuré de la Saint Famille de La Gaubretière. Dans son sermon, l'abbé a rappelé
le rôle historique des Rois de France : "le véritable Roi, le Roi des Rois, c'est le Christ, le Roi de France est son Lieutenant, comme le Pape est son Vicaire sur terre". "La France a failli à
sa mission comme le peupleélu qui n'a pas reconnu le Christ". "Il nous faut prier et agir que la France reste un exemple pour le monde. Elle doit retouver sa vocation chrétienne".
La cinquantaine de personnes qui assistait à cette cérémonie s'est ensuite déplacée vers le Mont des Alouettes, haut-lieu de la mémoire vendéenne, au pied de la
croix érigée le 22 mai 1993, derrière la chapelle. Ce 22 mai, 15000 personne assistaient à la messe célébrée par l'abbé de Corson, en présence de la Duchesse de Ségovie, grand-mère du Prince
Louis de Bourbon, Duc d'Anjou, Ainé des Capétiens. Le prince devait également s'incliner devant cette croix au pied de laquelle l'éffigie du Roi Louis XVI est gravée, quelques semaines plutard,
venu en Vendée pour assister au départ du Tour de France au Puy du Fou.
Très simplement, après quelques rappels historiques du président Rouillon, l'abbé de Durat a fait réciter à l'assemblée le Notre Père et le Je Vous Salue Marie, la
prière des chrétiens de tous temps,la prière que Louis XVI récitait au jour de son exécution par la république révolutionnaire qui allait déferler en Vendée et se heurter au soulement populaire
"Pour Dieu et pour le Roy".
L'abbé de Durat a ensuite montré ce qui constitue une précieuse relique : le chapelet de Marie-Antoinette, rangé dans un tès bel écrin fabriqué par les artisans du
Puy du Fou.
Les Vendéens fidèles se retrouvaient ensuite pour un repas convivial suivi d'une confèrence sur l'énigme de Louis XVII.
Henry Renoul.
Le 20 décembre 2010
Monseigneur le Prince Louis de BOURBON, duc d'Anjou, informe qu'il a
démissionné de la présidence d'honneur de l'Institut de la Maison de
Bourbon et a retiré définitivement son haut patronage de cette
association.
Le 20 décembre 2010
Monseigneur le Prince Louis de BOURBON, duc d'Anjou, souhaitant donner
un souffle nouveau à la Légitimité, à la connaissance de l'Histoire de
France et à celle de la Maison de Bourbon dont il est l'aîné, a décidé
de la création de
l'INSTITUT DUC D'ANJOU
http://www.institutducdanjou.fr
Il en assure dès à présent la présidence effective.
Mots clés :
ParMots clés : Duc d'Anjou, Henri IV, tête
Par Lena Lutaud
996-2010 : Actualité des Capétiens
ANNIVERSAIRE D'OCTOBRE
996-2010 : Actualité des Capétiens
Le mois d’ octobre 996 est la date de la mort du moins connu des rois de France : Hugues Capet. C’est sous son règne que se soude le premier sentiment national “français”. Sous son règne aussi que l’Etat commence à prendre forme pour promouvoir le rayonnement et l’autonomie de la personne dans ses structures naturelles d’organisation, ses libertés concrètes, familiales, municipales, professionnelles : ces libertés que la justice d’un roi “au-dessus des partis” protégeait tant bien que mal contre les banquiers, les rapaces, les féodaux. Et il ne sert à rien de dire que la famille capétienne n’y parvenait pas complètement, quand les gouvernements “démocratiques” du XXIe siècle n'y parviennent plus du tout…
Inconnu, Hugues Capet ? Ce fut le cas pendant de nombreux siècles, presque tout le millénaire qui nous sépare de lui. Pour le Moyen-Age, sa biographie tient en une ligne : Hugues succéda sur le trône de France au dernier roi carolingien. L’obscurité de l’homme est alors si complète que François Villon en fait le fils d’un boucher...
Les grands historiens de la République, Michelet en tête, ajoutent encore à l’ignorance la mauvaise fois de l’idéologie. Pour flétrir la naissance de la dynastie capétienne, ils inventent un Xe siècle de terreur apocalyptique, un “millénarisme” qui n’existait pas !
Ferdinand Lot lui-même, auteur de la première thèse universitaire sur le règne d’Hugues Capet (1904), en fait explicitement le dernier des médiocres : “Un homme faible, incertain, dont la prudence dégénérait en pusillanimité.” Rien de moins.
Fils de quelqu’un...
De fait, le premier Capétien fut élu ou accepté par des seigneurs dont certains régnaient en maîtres absolus sur de plus vastes territoires que le sien. Hugues Capet cependant ne sortait pas de l’ombre, ni d’une conspiration occasionnelle de l’Église et des “grands”. Il est le fils aîné du fameux duc de France, personnage plus puissant dans la vie du royaume que l’héritier carolingien : un véritable chef historique de la nation franque, allié à tous les princes d’Europe, maître de la politique française sous trois règnes différents.
Ces titres, Hugues le Grand ne les volait ni ne les devait à aucun pouvoir humain : il se les était mérités. Comme son père Robert 1er qui était mort roi de France les armes à la main. Comme son oncle Eudes, défenseur et comte de Paris, puis premier duc de France, élu lui aussi par pairs sur le trône vacant. Comme Robert le Fort, héros national, premier ancêtre connu de la lignée capétienne, qui rendit l’âme à Dieu sous le porche d’une basilique angevine en fondant sur l’envahisseur.
Le 3 juillet 987, dans l’église de Noyon, quand Hugues Capet accède à son tour à la consécration suprême du sacerdoce royal, trois générations de “Robertiens” avaient fait face pendant plus d’un siècle à tous les dangers. Des vies entières à cheval, en armes, à la grâce de Dieu, pour arrêter le Hongrois, décourager le Viking, châtier le brigandage des petits et des grands...
Lieutenant-général du royaume, duc ou roi, le Capétien est né pour se battre comme d’autres pour se coucher. Entre Seine et Loire, et souvent au-delà par le jeu des alliances au sein de la féodalité, la sécurité des populations civiles dépend de sa bravoure, de son adresse, de sa loyauté. Que cette famille soit devenue rapidement plus célèbre et plus riche que celle des derniers rois carolingiens, comment s’en étonner ? Qu’elle ait aimé les bonnes villes et les belles abbayes de France qu’on cédait en échange du service militaire, faut-il le regretter ? Qu’elle ait noué alliance avec les moines du mouvement clunisien contre les brebis galeuses de la noblesse chrétienne et un clergé séculier parfois corrompu, pourquoi s’en plaindrait-on aujourd’hui ?...
Dans ce qui deviendra pendant plus de deux siècles le “pré carré capétien”, les habitants du royaume de France avaient tout lieu au contraire de s’en féliciter ! L’organisation des solidarités féodales tentait alors d’imposer la “paix de l’ordre” aux innombrables prédateurs du temps. Dans ce tissu, au sommet de la hiérarchie, la famille capétienne fit mieux les choses, voilà tout. Elle défendait les siens. Elle conservait l’héritage. Elle honorait le contrat.
Au-dessus des partis
Hugues Capet héritait des immenses qualités de sa race en même temps que du titre prestigieux de dux Francorum : numéro un, chef des Francs ! Il s’accrocha bec et ongles au grand domaine familial pour le gérer au mieux des intérêts communs. Évitant avec soin les intrigues de palais, il servit loyalement Lothaire, le roi carolingien. C’est sous ce règne, et grâce au duc, que se soude le premier sentiment national “français” face aux prétentions germaniques, dans l’Empire finissant.
Avec Hugues, qui bénéficia d’une paix relative, la lignée capétienne s’affine et se spiritualise considérablement. L’homme est d’une courtoisie si parfaite qu’on la prend pour de l’effacement. Cette modestie cache une intelligence très vive des hommes et des événements. Le duc de France répond sans faiblesse aux convocations royales, il sait se battre, mais préfère la diplomatie à la guerre chaque fois que l’occasion s’en présente. A ce jeu, Hugues Capet sort toujours gagnant : l’homme peut attendre ; il sait risquer ; il voit plus loin que les princes et seigneurs de l’époque, ses turbulents cousins.
Fin psychologue, Hugues sait aussi se montrer généreux face aux faiblesses de ses contemporains. C’est encore une nouveauté, dans le “Haut Moyen-Age”, ce monde de rapaces ou de simples soldats. Aux traîtres, selon la formule évangélique, on le voit pardonner soixante-dix-sept fois sept fois. Sauf lorsqu’il y va de l’intérêt de l’État, qu’il est alors le seul à percevoir clairement. Dans tous les autres cas, il attend pour recourir à la force d’avoir épuisé tous les moyens de conciliation.
“Sa foi est vécue, militante”, écrit justement Bordonove. Elle ne doit rien à un quelconque calcul politicien. Nulle trace non plus dans son règne de cléricalisme ou de théocratie. Hugues Capet a soutenu comme duc puis comme roi le beau mouvement de purification clunisienne et les prélats réformateurs du chapitre de Metz parce qu’il y voyait l’intérêt du royaume, en même temps qu’il fut porté par eux sans l’avoir cherché. Mais il n’avait de cesse de contrer les évêques qui conspiraient pour l’Empire, ou confondaient leurs charges avec un portefeuille immobilier !
Hugues Capet n’aimait pas le faste des palais carolingiens ni le bavardage des intrigants. Il aimait la vie simple et les moines de l’Ordre bénédictin, qui le lui ont bien rendu. Il aimait revêtir la chape du “comte-abbé” pour s’asseoir dans le chœur et chanter avec eux. Il s’y forgea une très haute idée politique et spirituelle de sa mission de roi :
“Eliminer tout ce qui pourrait être nuisible au progrès de la société humaine et augmenter tout ce qui lui serait profitable... Mettre la puissance royale donnée par le Ciel, non pas au service des voluptés lubriques, mais à l’instauration et à la défense des saintes églises, à la protection des opprimés, au châtiment des malfaiteurs, en y apportant toutes nos capacités.”
Cette définition est d’Hugues 1er lui-même dans un diplôme de 991. Elle traduit la pensée constante du règne chez le fondateur de la grande Dynastie : “Nous n’avons de raison d’être que si nous rendons bonne justice à tous.” C’est aussi la formule ou plutôt le serment du sacre, qui met le roi au-dessus des partis... Un serment dont va jaillir la France elle-même dans sa vocation chevaleresque et militante au service de la Chrétienté... Un serment qui porte sur les fonts baptismaux huit siècles d’histoire de France, servis par quarante rois.
La grande leçon du millénaire capétien
Hugues Capet n’a donc pas fondé la plus grande dynastie du monde en rupture avec son clan, par des conspirations nocturnes ou par un coup d’Etat. Il ne se croit pas empereur ou citoyen du monde, et n’épuise pas sa belle intelligence politique à réformer l’univers, mais s’applique à penser dans sa tête à ce qui dépend de lui comme duc, puis comme roi des Francs.
Pour lui et tous ses héritiers, l’intérêt de la grande “famille” passe avant : c’est la vertu de piété filiale qui mène au patriotisme, c’est-à-dire à la défense et à la prospérité du territoire reçu… Hugues Capet préférait ses frères Otton et Eudes-Henri à ses cousins de la famille carolingienne ; il préférait ces cousins aux encombrants voisins de la Marche d’Espagne ou des comtés bretons, et ces voisins eux-mêmes aux nombreux barbares du temps.
“Chrétienté bien ordonnée commence par soi-même.” Le bonheur français et le rayonnement international de la France sont sortis de cet adage tout simple vécu par les rois capétiens. Les Révolutionnaires de 89, comme ceux qui en perpétuent aujourd’hui les doctrines sous des masques divers, préfèrent le cosmos au terroir, les idées aux hommes, et leurs systèmes de domination étatique aux conditions concrètes de l’épanouissement social.
Même sans idéologie formelle, le politique contemporain favorisera toujours la puissance de l’Etat contre le rayonnement et l’autonomie de la personne dans ses structures naturelles d’organisation ; contre ses libertés concrètes, familiales, municipales, professionnelles : ces libertés que la justice du roi protégeait tant bien que mal contre les banquiers, les rapaces, les féodaux.
Et il ne sert à rien de dire que la famille capétienne n’y parvenait pas complètement. Aucun régime n’abolit les passions mauvaises dans le cœur de l’homme. Ceux qui promettent le paradis, au contraire, conduisent toujours à l’asservissement, au génocide et à la suppression des pauvres... par une paupérisation généralisée. Dans le meilleur des cas, qui semble encore le nôtre aujourd’hui, la démocratie organisera simplement la loi du plus fort en créant une compétition permanente pour s’emparer des pouvoirs économiques et du contrôle de l’Etat.
La leçon du millénaire capétien, mais il faudra des décennies pour en découvrir tout le sens, dit exactement le contraire : elle dit le droit des faibles à être défendus, et le devoir des meilleurs à leur prêter main-forte face au péril quotidien, au prix éventuellement le plus fort qui est le prix du sang. Telle était en France la véritable loi de l’aristocratie, avant qu’elle ne dégénère en caste, et la signification profonde du sacerdoce royal : le meilleur s’engage à consacrer sa vie pour assurer la justice et la paix de l’ordre à ceux qui deviennent ses sujets.
Encore une fois, il ne sert à rien de crier que plusieurs de nos rois furent inégaux à la tâche, voire indignes de la fonction définie. Car l’éventualité d’un prince qui servirait mal reste largement préférable à la certitude d’un système de domination économique et sociale qui détruit les défenses naturelles des citoyens et les exploite complètement.
Les politologues et les économistes, sans parler des vrais philosophes, s’accordent à reconnaître les méfaits grandissants du centralisme bureaucratique de l’Etat. Combien de siècles leur faudra-t-il encore pour comprendre que le meilleur programme électoral du monde ne suffit pas encore à placer le chef au-dessus de l’administration, de la démagogie et des puissances d’argent ?
©Emmanuel Barbier/Sedcontra.fr, octobre 2010
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